Parfois, certaines réaction d’internautes viennent mettre à mal la réputation en ligne qu’on a mis tant de temps à établir. Qu’elle soit fondée ou non, ce genre de critique nécessite qu’on y réponde de manière appropriée et proportionnée.
Proportionnée car il est hors de question d’engager une procédure judiciaire là où une simple mise au point suffit, et appropriée car il ne sert à rien de répondre à une attaque en ligne par un article dans un quotidien national par exemple. Les cibles ne sont pas les mêmes et un tel comportement signe surtout une méconnaissance du marché et de l’importance du rôle d’internet dans les relations publiques d’aujourd’hui.
À cet égard, le droit de réponse est tout indiqué pour juguler un début de polémique tout en gardant intacte son image de sérieux et de probité. En France, ce droit permet à une personne qui a été citée dans un article de soumettre au média qui l’a publié un message de réponse que le média en question aura l’obligation de publier dans les mêmes conditions que le document initial.
Depuis le 24 octobre 2007 et la Loi pour la confiance dans l’économie numérique, le droit de réponse a été officiellement étendu à internet : ce droit peut être demandé lorsque « les utilisateurs sont en mesure, du fait de la nature du service de communication au public en ligne, de formuler directement les observations qu’appelle de leur part un message qui les met en cause. »
Ainsi, lorsque vous trouverez un article de presse en ligne, ou un billet de blog, venant écorner votre réputation, n’hésitez pas à demander un droit de réponse, et pas seulement le droit de commenter le billet qui vous fait du tort. Il ne pourra vous être refusé, ni même tronqué ou modifié, et vous pourrez ainsi donner votre point de vue, dans les même conditions que l’auteur du post initial, sans pour autant donner davantage de visibilité aux critiques auxquelles vous répondrez.
