Archive pour janvier 2010

POURQUOI S’INTÉRESSER AUX AVIS EN LIGNE ?

Mardi 26 janvier 2010

Don't worry, I'm cool.Depuis que la plupart des sites d’e-commerce ont ouvert leurs pages aux consommateurs afin qu’ils puissent donner leur avis sur les produits vendus, Internet est devenu bien plus qu’une plateforme de diffusion ou d’information ; c’est devenu un véritable média de prescription.

Aujourd’hui, tout le monde consulte Internet pour savoir ce que les autres pensent de tel ou tel produit, voire de telle ou telle entreprise. Même pour chercher un emploi on cherche désormais des informations sur les employeurs potentiels afin de décider si une proposition est intéressante ou non.

Parallèle incontournable de cette tendance, tout le monde ou presque peut ainsi donner son avis, et donc répandre éventuellement des informations « sensibles » pour une société. Il est donc plus que jamais indispensable pour les entreprise de procéder à une veille permanente du Web afin de savoir ce que les internautes disent sur elles.

C’est à cette seule condition qu’elles pourront alors contrer tout élément susceptible de brouiller leur message, voire de nuire à leur réputation. Car en affaires, la mauvaise réputation (ou « le déficit d’image » pour parler en termes marketing) peut non seulement porter préjudice à la stratégie commerciale d’une entreprise, mais même parfois amener cette entreprise à la perte définitive de toute crédibilité.

Credit photo : craigCloutier

DOIT-ON RÉPONDRE À UNE CRITIQUE NÉGATIVE ?

Jeudi 21 janvier 2010

La Moquerie...Ça y est. Depuis le temps que vous le redoutiez, les premières critiques négatives sur votre entreprise sont apparues sur un blog influent.

Evidemment, vous suspectez l’auteur du billet incendiaire d’avoir légèrement biaisé son jugement afin de donner plus d’impact à sa critique, et de susciter des réactions auprès de ses lecteurs. L’ennui, c’est que la situation n’est pas vraiment conforme à sa description et vous brulez d’envie de répondre à la suite de son message pour contrer l’image qui semble déjà se dessiner dans les premiers commentaires.

Mais est-ce bien judicieux ? En effet, répondre à un article négatif a de grandes chances d’entrainer l’effet inverse de celui escompté. Car, si le site est influent, il y a fort à parier que l’article en question apparaisse rapidement sur Google lorsqu’on recherchera des informations sur votre entreprise. Et répondre risque surtout d’apporter un surcroît de visibilité à ce même article, et donc d’améliorer encore sa position dans les résultats des moteurs de recherche.

Pire encore, rien ne dit que le responsable du blog ne supprimera pas tout simplement votre intervention, quitte à mentionner ensuite que vous avez tenté de contrer ses arguments (ce qui ne fera que les légitimer encore davantage aux yeux des lecteurs). Et même si votre intervention reste en ligne, il est possible qu’elle devienne la « preuve » dont l’auteur avait besoin pour justifier qu’il avait bien touché un point sensible.

Par conséquent, même si l’envie est très forte, répondre à un billet négatif doit être réfléchi en fonction de tous ces éléments, de manière à ne pas transformer un feu de paille en incendie. D’autres mesures plus efficaces seront prochainement abordées pour contrer ce genre de critiques en ligne.

Credit photo : Audesou

UNE RÉPUTATION EN LIGNE AUSSI ESSENTIELLE QUE FRAGILE

Mardi 19 janvier 2010

!Splat!Une récente étude de Deloitte Survey montre à quel point la e-réputation positive reste un élément fragile à préserver, tout en étant de plus en plus au centre de la stratégie marketing sur internet.

Ainsi, lorsqu’on interroge les salariés d’entreprises travaillant sur ou avec internet, 74% d’entre eux reconnaissent qu’il est très facile de porter atteinte à la réputation d’une société sur les médias sociaux comme Facebook ou Twitter par exemple. Pourtant, ils sont 53% à considérer que leurs profils sur les réseaux sociaux ne concernent pas leurs employeurs, même s’ils n’excluent pas la possibilité de parler de leur travail de temps à autres.

Et c’est bien là que la difficulté réside, car il est évident que les informations dispensées plus ou moins innocemment par des salariés à propos de leur entreprise peuvent représenter une source non négligeable de renseignements stratégiques pour les concurrents comme pour les détracteurs éventuels. Pourtant, plus d’un tiers des salariés se moquent de ce que pourrait penser leur patron, leurs collègues ou même leurs clients en consultant leurs profils.

De leur côté, s’il est vrai que 6 patrons sur 10 estiment que les risques de mauvaise réputation liée aux réseaux sociaux doivent être pris en considération, seuls 15 % d’entre eux s’y intéressent vraiment. Ce paradoxe est complété par le fait que 55% des entreprises n’ont pas de stratégie de présence sur les média sociaux et n’animent pas de profils officiels sur les différents réseaux existants. En revanche, ils sont 30% à surveiller ce que font leurs salariés sur ces mêmes réseaux sociaux.

En gros, on a le sentiment que tout le monde s’accorde à dire que les réseaux sociaux sont importants pour l’entreprise, mais qu’au final personne ne s’en inquiète vraiment. Pourtant, au cours des 6 derniers mois, près de 10% des salariés interrogés affirment avoir assisté au licenciement d’un ou plusieurs collègues en raison de « comportements inappropriés sur Internet ». Nul doute que les sites de réseaux sociaux ont probablement supplanté les sites pornographiques dans la catégorie des « comportements inappropriés »…

Credits photo : TBSteve

OÙ S’EXPRIMENT VOS CLIENTS ?

Jeudi 14 janvier 2010

GaggleIl n’a échappé à personne que les consommateurs (qu’ils soient clients ou simples prospects) s’expriment de plus en plus sur internet. Non seulement, c’est une attitude de plus en plus fréquente, mais les avis sont également de plus en plus précis et documentés.

Lors d’une requête sur un moteur sur les 10 premières marques françaises, 30% des résultats renvoyaient vers du contenu généré par l’internaute via des blogs, forums, avis consommateurs, contre seulement 27% provenant de la marque elle-même. Par conséquent, face à cette masse d’informations non-matrisées, les entreprises doivent pouvoir réagir. Et pour cela, la première chose à faire et de consulter les endroits sur lesquels les consommateurs s’expriment le plus.

D’après l’entreprise de veille Digimind, les principaux médias d’expression en ligne sont :
- Les plateformes d’e-commerce (FNAC, Amazon…) avec les avis sur les produits
- Les sites d’avis de consommateurs (Ciao, ToLuna, …)
- Les plateformes multimédias comme Flickr ou Dailymotion
- Twitter
- Les réseaux sociaux comme Facebook, MySpace, Orkut…
- Les forums spécialisés (Harware, Forum Auto, Comment Ça Marche…)
- Les sites d’articles par le biais de commentaires généralement (Agoravox, Rue89, LePost…)
- Les sites de presse d’une manière plus générale, là aussi par l’intermédiaire de réactions à des infos
- Les portails thématiques comme Doctissimo, Au Féminin, etc.
- les blogs enfin, aussi bien dans les billets (lorsque les blogs appartiennent aux clients « critiques ») que, là encore, dans les commentaires.

Une veille permanente et exhaustive est donc indispensable pour couvrir toutes ces sources. Une tâche ardue si on ne dispose pas d’outils de reporting comme buzzAlert par exemple.

Credit photo: SarahR89